"Coopérer pour un territoire vivant" - Rencontres écologie au quotidien - Die
- En avant-première, quelques thèmes et intervenant-es des prochaines Rencontres :
- « Eau » avec Caroline Sorez, Charlène Descollanges, Jean Louis Michelot,…
- « Les Énergies » Jean-Baptiste Fressoz, Dwatt, Negawatt,…
- « La Décroissance » avec Pablo Servigne, Nathan Obadia,…
- « Habiter le territoire » avec Luc Gwiazdzinski, Alessandro Pignocchi, José Bové…
- « Ecologie et Solidarité » avec Daniel Favre, José Bové, Olivier Hamant,...
- « Engagement des jeunes » avec RDWA, Pablo Servigne,…
- « Nature » avec Sandra Lavorel, Madline Rubin, Mathilde Ramadier, Alexandre Lacroix,…
Et encore plein d’autres beaux événements à découvrir avec des ateliers pratiques, des films, des sorties nature, fresques, un Bal Folk, etc…
"Il en faut peu pour être heureux"
Avec…
Julie Chabaud, psychosociologue, elle est co-autrice avec Patrick Viveret de « La traversée. Du temps des chenilles à celui des métamorphoses » aux éditions Les Liens qui Libèrent.
On aime son approche socio, poétique, philosophique et sa métaphore autour de la métamorphose du papillon.
Jérémie Pichon, militant associatif, il travaille depuis une vingtaine d’années dans des ONG environnementales. En 2014, il décide de se lancer en famille dans un défi Zéro Déchet et en tire un livre, Famille « presque » Zéro Déchet « Ze Guide», illustré par sa femme Bénédicte Moret mais aussi un site et un format de conférence.
On aime son humour, son approche concrète, son expérience de mode de vie soutenable, sobre et heureux.
Anne-Sophie Novel, journaliste, autrice et réalisatrice, elle est spécialisée dans la popularisation des enjeux liés au dérèglement climatique et à l’extinction du vivant, dans les alternatives écologiques et l’innovation éco-sociale. Autrice de l’enquête sauvage.
On aime son expérience de retour à la nature, son engagement sur les sujets écologiques, ses témoignages.
Millie Servant, journaliste, est rédactrice en chef de Climax, un média qui raconte l’écologie avec un regard pop, contre-culturel et décalé dans une newsletter hebdomadaire et un fanzine trimestriel. Elle assure également la rédaction en chef de carbo média, qui regarde l’écologie à travers les yeux des artistes.
On aime son regard lucide et positif sur l’écologie, et sa manière d’en parler de manière joyeuse et non-culpabilisante.
Evenement offert, inscription en ligne
Cette rencontre est organisée par makesense et le Crédit Coopératif dans le cadre de la campagne le Clan de la thune éthique.
"Le principe de subsidiarité et les communs"
Comment utiliser le principe de subsidiarité pour favoriser de nouvelles formes de démocratie dans lesquelles s’inscrivent les communs ? En quoi l’exemple de l’Italie vient-il éclairer le cas français ? Nous en discuterons en ligne et chez Inno3 à Paris avec Daniela Ciaffi, professeure associée en sociologie urbaine au Polytechnique de Turin et vice-présidente de Labsus - Laboratorio per la sussidiarietà, et Jean-Louis Bancel, président de la Fondation Crédit Coopératif et de l’Association des Amis de Pontigny-Cerisy.
Retrouvez une interview croisée de Jean-Louis Bancel et Nicole Alix par Daniela Ciaffi à ce sujet (la version française est après l'italienne) : https://www.labsus.org/2021/03/europa-piano-di-rilancio-cooperative-francesi/
"Liberté, dignité, habitabilité. . Donner au siècle la valeur qui lui manque." Baptiste Morizot et Laurent Neyret
- Partenaire ressource
Baptiste Morizot et Laurent Neyret
Le monde se défait. Le règne de la force veut balayer les traités, les droits, les principes. Face à cette vague, le droit ressemble à une digue qui ne retient pas la crue. Et pourtant. Sous les torrents de régression, une rivière souterraine coule – lente, puissante, patiente. Elle sourd de l’injustice ressentie par les citoyens, les juges, les experts devant ce que le droit ne sait pas encore nommer : les atteintes aux conditions de la vie sur Terre. Nommer, c’est armer le futur contre ses propres tentations.
Ce livre part d’une énigme simple, presque embarrassante : pourquoi le droit de l’environnement, immense et sophistiqué, plafonne-t-il au moment même où les enjeux deviennent existentiels ? La réponse est un vertige. Ce n’est pas un manque de règles. C’est un trou dans la fondation. Il manque une valeur cardinale.
À Nuremberg, face à des crimes qui dépassaient l’entendement, le droit s’est haussé à la hauteur de l’époque. Nous sommes appelés au même geste. Avant la consécration de la dignité, la déshumanisation était légale. Aujourd’hui, la destruction du monde vivant qui rend la Terre habitable s’accomplit sous des permis d’exploitation. Le droit protège ce qu’il nomme : égalité, liberté, dignité, sécurité. Il n’a jamais nommé leur condition première – l’habitabilité.
Le XXᵉ siècle a consacré la dignité. Le XXIᵉ siècle doit consacrer l’habitabilité. Ce livre est une offre de droit pour le siècle.
- La preuve de soin
- Le climat de soin
- Le soin aux morts / habitabilité
- L'homéostasie
- Enquêter, humanités démocratiques
- Le compagnonnage / Faire institution
"Résister" de Salomé Saqué
- Partenaire ressource
- Le climat de soin
- Enquêter, humanités démocratiques
- Le compagnonnage / Faire institution
1 milliard pour la transition
Cela a lieu au Collège des Bernardins à Paris et partout en France en visio.
Ci-joint le programme que je vous invite à consulter pour bien comprendre la démarche.
Nous allons dire que ce que nous faisons est juste.
Nous allons dire notre volonté de nous financer à hauteur d'un milliard d'euros.
Nous allons poser les premiers jalons de cette aventure collective.
Nous allons être tout à la fois très sérieux dans la façon de construire notre action et pas sages du tout dans notre volonté de faire bouger des lignes institutionnelles !
Il reste quelques places (mais vraiment juste quelques places).les inscriptions sont ici :
https://lnkd.in/esEx3RW6
1ères rencontres européennes des monnaies locales
Ces Rencontres sont organisées par le Mouvement Sol (fédération française des monnaies locales), le Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Sociale et Solidaire (RTES), la Gemme (monnaie locale de Gironde) et la Ville de Bordeaux, en coopération avec plusieurs monnaies locales européennes, ainsi qu’avec des réseaux nationaux européens (Observatori de la moneda complementària (Catalogne, Espagne), Financité (fédération belge des finances solidaires..), et internationaux tels que Monetary Diversity - MoDi.
Pourquoi ces Rencontres ?
Les monnaies locales complémentaires connaissent un développement croissant dans de nombreux pays européens :
- L’Espagne compte aujourd’hui plus d’une centaine de monnaies locales.
- La Belgique en dénombre une dizaine en Wallonie, et quelques projets émergent en Flandre.
- L’Allemagne possède plusieurs monnaies locales, dont la Chiemgauer, emblématique et la plus ancienne du pays.
- Un réseau de coopératives dans le nord de l’Italie manifeste également un intérêt croissant pour ces initiatives.
- La France, pour sa part, fait figure de pays leader dans ce domaine : elle est à ce jour le seul État à avoir instauré un cadre juridique spécifique, et compte plus de 70 monnaies locales, dont l’Eusko (Pays Basque), la plus importante en Europe.
Malgré leur diversité de formes et de contextes, ces monnaies partagent des principes communs. Elles se distinguent toutefois par leur niveau d’ancrage dans l’Économie sociale et solidaire (ESS), par le soutien des collectivités territoriales, ou encore par leur portée transformatrice.
Ces Rencontres seront donc une opportunité unique de faire connaissance, de partager nos expériences et d’échanger sur nos pratiques.
Une dynamique européenne
Les monnaies locales sont directement concernées par la règlementation européenne (directive des services de paiement, Autorité Bancaire Européenne..), et peuvent par ailleurs accéder à des financements européens (FSE, Leader, etc.).
Ces Rencontres visent à explorer les perspectives de coopération, voire à poser les bases d’un réseau européen des monnaies locales.
Une reconnaissance croissante
Les monnaies locales bénéficient aujourd’hui d’une reconnaissance renforcée de la part des acteurs de l’ESS (ESS France, Fair, Conseil supérieur de l’ESS, Labo de l’ESS, Crédit Coopératif, Nef...), des collectivités locales, ainsi que de l’État.
Ces journées seront enfin l’occasion de dialoguer avec les collectivités et les institutions publiques locales et nationales autour d'enjeux communs.
1er RDV du Labo
Rendez-vous en visio ici : https://meet.jit.si/moderated/42b2a4dbf672c1d0085b66b9972accdd563be7a3393548c535beb5b6989a322c , 5 minutes avant pour celles et ceux qui veulent tester les connexions.
2e RDV Cercle Métamorphoses
Cercle co-animé par Céline Poret et les auteurs
Inscription : https://framaforms.org/labo-furtif-programme-doctobre-1695812902
En visio : https://meet.jit.si/moderated/42b2a4dbf672c1d0085b66b9972accdd563be7a3393548c535beb5b6989a322c
3e rencontre du Cercle apprenant du Labo Furif
Retrouvez les traces des précédents RDV sur l'espace dédié.
4D Mapping - Expérimenter l'art de la furtivité avec le corps
corps, l'art de la furtivité : un art de 'faire avec' le chaos, sans
renoncer aux métamorphoses, dans un climat de soin.
Nous allons utiliser la cartographie en 4D (Théorie U), pour enquêter
au-delà des mots, en faisant appel aux émotions et aux sensations :
Qu'est-ce qui fait un climat de soin, même dans le chaos, pour celles et
ceux qui prennent soin de l'habitabilité de la planète et ses êtres
vivants ?
Atelier proposé par le labo furtif, animé par Emmanuelle, Susana et
Julie à La Base (immeuble Gironde, Esplanade Charles de Gaulle, Bordeaux)
Inscriptions offertes et nécessaires : https://wikilabase.xyz/?FormulaireAtelier
4e Rencontres de l'alimentation durable
pour la transformation des systèmes alimentaires et agricoles
Dans un contexte de crises majeures – sanitaire, environnementale, sociale, énergétique, géopolitique – qui tendent à se multiplier et à durer,
quelles coopérations et actions pouvons-nous penser au service de la transformation de nos systèmes agricoles et alimentaires ?
à la Cité internationale universitaire de Paris et en visioconférence le 10 octobre 2023
5e Rencontres de la Frugalité
Depuis 2019, le mouvement de la Frugalité Heureuse & Créative organise ses rencontres nationales au plus près des territoires pionniers de la transition. Après Chambéry en 2023, le rendez-vous est pris cette année 2024 à Nancy pour les 5èmes rencontres du mouvement, du 4 au 6 octobre prochain. En Lorraine, ici se croisent de grandes histoires industrielles et artistiques avec le pragmatisme de territoires en décroissance.
7 bienfaits du silence
- Partenaire ressource
Le silence incite à la pratique de la pleine conscience, avec de nombreux avantages pour la santé mentale. Être attentif et conscient de ce qui se passe autour de soi réduit l'anxiété.
Le silence peut aider à réduire le niveau de stress en abaissant le taux d'adrénaline et de cortisol dans le corps. Il est parfois plus apaisant que la musique relaxante.
Le cerveau a besoin de temps pour penser, réfléchir et se reposer. Mais également pour classer ce qu'il a déjà appris et faire le ménage. Le silence aide à apprendre plus facilement, à mieux traiter les nouvelles informations et à gagner en capacité de concentration.
- Le silence
10èmes Rencontres Nationales de Permaculture
C’est avant tout un moment de rencontre, une parenthèse de 4 jours pour découvrir d’autres façons de consommer, de jardiner, d’échanger, de s’exprimer, de s’organiser, de gouverner, de résister… pour prendre soin de l’humain et du vivant.
Si toi aussi tu as envie d’explorer un autre monde, plus paisible, plus ouvert, plus digne, alors les RNP sont faites pour toi !
Que se passe-t-il aux RNP ?
Tu seras accueilli·e chaleureusement par les bénévoles de l’équipe d’accueil qui t’indiqueront où te garer et poser ta tente. Puis tu pourras choisir 1 ou plusieurs missions à réaliser chaque jour (servir à la buvette, commis de cuisine, gestion de l’eau, toilettes sèches, être présent.e au coin enfants, etc.) et proposer ou choisir tous les ateliers de tes rêves 😊 ! Tu peux aussi juste chiller au coin chill, à la buvette ou ailleurs ou encore profiter de la cuisine, de jeux, de spectacles et d’impro musicales qui auront certainement lieu tout au long de ces 4 jours.
Eh oui, il se passe des choses aux RNP parce que les participant·es s’investissent, tout le monde peut proposer quelque chose ! On s’autogère 🙂.
Pendant les agoras quotidiennes, tu pourras proposer d’animer ce qui te chante, mais tu peux aussi inscrire ton atelier (discussion, conférence ou autre)
12 sessions de Movement of Life sur la Charte du Verstohlen
Non pas en approfondissant quelques idées, non pas en en réfléchissant à des actions possibles. Simplement en en visitant l‘ambiance par le corps. C’est une approche plus légère de la Charte, un peu pour se l’apprivoiser si on ne la connaît pas, pour se visiter soi au travers des thèmes qui y figurent. S’y retrouver pleinement, ou se laisser surprendre par une résistance… ou une prise de conscience… sur soi… ou sur une ressource pour aller plus loin dans la philosophie du Verstohlen…
L’occasion peut-être de rencontrer d’autres poulpes…
Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà pratiqué Movement of Life. Movement of Life est une pratique de présence à soi par le corps et le mouvement libre. Elle invite à une fine écoute et connaissance de soi par l’écoute et le mouvement libre, celui qui n’est pas interféré par le mental, la pensée. Ainsi l’émergences de sensations nouvelles, de prises de conscience sur soi, est rendue possible en s’appuyant sur l’intelligence du corps et de la Vie qui y circule. Et l’énergie d’agir peut se libérer.
La première session a lieu le 22 août. Il en est prévu une par semaine jusqu’au 5 novembre. Il est possible d’assister à une seule, ou quelques-une, ou encore toutes ! Et de s’inscrire en plusieurs fois.
Infos, calendrier, tarifs et inscription par ici https://framaforms.org/des-sessions-de-movement-of-life-sur-la-charte-du-vertohlen-1784470505
Demande de renseignement en mp : corinneverdin@yahoo.fr
12ème Forum des usages coopératifs 2026
Du 30 juin au 3 juillet
à nouveau à IMT Atlantique - campus de Brest
Le monde est devenu de plus en plus fluctuant et nous en faisons tous le constat.
La robustesse du vivant peut nous éclairer dans ce temps de poly-crises.
C'est le sens du thème de l'intelligence du vivant proposé à ce 12ème Forum des usages coopératifs à côté de notre fil rouge de l'intelligence collective et des usages coopératifs.
Nous y avons aussi associé l'intelligence artificielle parce que nous ne pouvons ignorer cette industrie qui bouleverse l'accès à l'information, l'éducation, les métiers... et qui nous interpelle avec une consommation d'énergie débridée, un fonctionnement opaque et ses conséquences cognitives.
60 ressources - Récolte d'automne 2023 du Labo Furtif
- Partenaire ressource
- La vue
- Le silence
- La preuve de soin
- Le climat de soin
- Le soin aux morts / habitabilité
- La vie furtive
- L'homéostasie
- Enquêter, humanités démocratiques
- Le compagnonnage / Faire institution
- La fresque
2030 Glorieuses (Lyon) - Epop&
Un futur enthousiasmant est en gestation aujourd’hui. Plutôt que de faire l’autruche en espérant revenir à un monde “comme avant”, nocif et dépassé, nous pouvons sans tarder transformer radicalement nos modes de vie. En prenant le cap vers une “nouvelle civilisation”, les épreuves à venir seront l’occasion d’inventer ensemble une société durable et solidaire.
Le temps d’un atelier, nous vous proposons de voyager en 2030 Glorieuses ! Le temps d'une conversation utopique, reprenez ensemble le pouvoir de dessiner les contours d’une société plus durable et solidaire d’ici 10 ans.
En petits groupes de 5 à 7 personnes, vous imaginerez à quoi vos vies ressembleront, depuis l’échelle individuelle jusqu’au niveau sociétal avec pour objectif de montrer toutes les perspectives enthousiasmantes qui nous attendent et de renforcer l'envie, dès aujourd’hui, de faire advenir ces futurs souhaitables !
Il y a eu les Trente Glorieuses, dopées aux énergies fossiles, à l’extractivisme, à la surexploitation, à l’accumulation et à la compétition. Il y aura les 2030 Glorieuses, nourries par l’entraide, la créativité, l’innovation frugale, la conscience d’un destin commun, l’empathie.
Qui est Julien Vidal ?
Après avoir travaillé dans la solidarité internationale en Colombie et aux Philippines, Julien Vidal a lancé en 2016 le mouvement « Ça commence par moi » pour éveiller les consciences aux causes des dérèglements des écosystèmes et proposer des alternatives durables et solidaires.
Depuis plus de trois ans, il anime le podcast 2030 Glorieuses dans lequel il donne la parole aux personnes qui incarnent les nouvelles abondances du monde de demain. Ces échanges lui ont inspiré le livre 2030 Glorieuses : utopies vivantes (Actes Sud, 2022) ainsi qu'un atelier participatif pour permettre aux Français de reprendre le pouvoir des imaginaires. Ce format pédagogique invite à découvrir tout ce que nous avons à gagner à changer nos modes de vie. Son objectif est de nous redonner envie de regarder les futurs, exigeants et libérateurs, contraignants et créatifs, sobres et solidaires droit dans les yeux pour ensuite passer à l’action dans notre présent... sans tarder ! Plus d’infos sur 2030glorieuses.org
Qui est Arthur Lanter ?
Passionné par la prospective optimiste, Arthur Lanter a tracé un parcours éclectique, riche de projets artistiques musicaux, de technologie (IA, Tech for good, Product management...), d'entrepreneuriat et de développement personnel. Actif au sein de divers écosystèmes – des grands groupes aux startups, en passant par les collectivités territoriales et les associations – il est résolu à jouer un rôle majeur dans la transformation positive de notre époque. Avec Julien Vidal, il déploie la galaxie des "2030 Glorieuses", incluant un atelier d'immersion unique, projetant une société plus juste, durable et épanouie.
Accueil d'automne du Labo Furtif
Ouvert à chacun et à chacune sans inscription.
Lien de connexion : https://meet.jit.si/moderated/42b2a4dbf672c1d0085b66b9972accdd563be7a3393548c535beb5b6989a322c
After Futur avec Ariel Kyrou - Epop&
Les séries, films, bandes dessinées et romans de science-fiction ne sont pas de simples divertissements. Ils constituent des miroirs déformants mais révélateurs de nos sociétés, des laboratoires d'idées où se mêlent réflexions philosophiques, projections technologiques et interrogations éthiques. Ces œuvres, souvent perçues comme des échappatoires, pourraient en réalité être des outils précieux pour comprendre et affronter les deux grands défis de notre époque : la démesure technologique et la crise climatique.
La science-fiction, en explorant des futurs souhaitables ou pas, nous invite à réfléchir aux conséquences de nos choix présents. Elle met en scène des mondes où l'intelligence artificielle, la robotique ou la colonisation spatiale ont atteint des sommets, mais où ces avancées s'accompagnent souvent de dilemmes moraux et de fractures sociales. Ces récits nous poussent à questionner notre rapport à la technologie : sommes-nous les maîtres de nos créations ou leurs esclaves ? La science-fiction nous offre ainsi des scénarios pour anticiper les dérives potentielles et imaginer des alternatives plus équilibrées.
Parallèlement, face à la crise climatique, ces œuvres jouent un rôle d'alerte et de sensibilisation. Elles nous confrontent à des mondes ravagés par des catastrophes écologiques, des sociétés en quête de survie dans des environnements hostiles. Mais elles ne se contentent pas de peindre des tableaux apocalyptiques : elles proposent aussi des visions d'espoir, où l'humanité, malgré ses erreurs, parvient à se réinventer, à renouer avec la nature et à bâtir des sociétés plus résilientes.
En somme, ces récits de fiction ne sont pas de simples divertissements, mais des sources de savoirs, des espaces de réflexion et des catalyseurs d'imagination. Ils nous aident à sortir de la sidération face à l'ampleur des défis actuels, en nous offrant des clés pour penser autrement, pour rêver d'autres possibles. Et si, au lieu de les reléguer au rang de fictions, nous les prenions au sérieux comme des outils pour façonner notre avenir ?
Qui est Ariel Kyrou ?
Essayiste, journaliste et enseignant, Ariel Kyrou utilise la science-fiction comme outils critiques et prospectifs. Auteur de Dans les imaginaires du futur (Actusf, 2020/2023) et de Philofictions (Editions MF, 2024), il explore les liens entre technologies, crises écologiques et utopies solidaires.
AG de l'opération Milliard
📍Le Pavillon, 28 avenue Paul Vaillant Couturier, 93230 Romainville
📅 jeudi 26 septembre 2024
⏰ 15h-19h
La première Assemblée du Milliard se tiendra le jeudi 26 septembre au Pavillon, à Romainville (93).
Agir pour le vivant
La 5ème édition arlésienne se prépare. Un anniversaire tout particulier, dans un contexte qui l’est tout autant.
L’année que nous laissons derrière aura été celle de multiples fractures; celle où les citoyen·n·es, toutes générations confondues, sont descendues dans la rue, pour réclamer un droit au temps libre, et s’insurger contre la capture de notre corps par la machine capitaliste. Elle aura aussi été l’année où des méga bassines ont été démontées, où plus que jamais les crispations autour de l’eau, des biens communs, nous auront poussé à reconsidérer les questions de propriété, par le prisme de l’écologie et du vivant. 2023 restera tristement l’année de notre échec au test moral, celui de reconnaître et accueillir l’altérité. Mais dans toutes ces fissures, nous souhaitons y faire renaître de l’espoir: celui du soin, de la solidarité, de la résistance et de la réconciliation. Alors plus que jamais, nous ferons de cette 5ème édition, un espace où se forme les questionnements, où s’investissent les désirs, les énergies, les soulèvements et où résonnent les voix de celles et ceux qui luttent, par leurs corps et leurs pensées.
Cette 5ème édition sera également l’occasion d’asseoir la dimension résolument citoyenne et pédagogique de notre projet, par le renforcement des nouveaux formats participatifs et le déploiement de l’Université du vivant, dont la première promotion fut un véritable enchantement.
Alors prenez date ! Ca se passera à Arles, du 26 août au 1er septembre prochain. Et nous revenons vers vous très vite avec plus de détail sur le programme et les thématiques abordées.
Agir pour le vivant - Arles
La quatrième édition d’Agir pour le vivant se déroulera à Arles du 21 au 27 août 2023.
Ce prochain rendez-vous se construit autour d’une constellation de thématiques – Sentir-penser avec la Terre, vers un devenir pluriversel, Faire corps, L’écologie sociale, La géopolitique de la Terre et La circulation des savoirs et atterrit dans de plus en plus de lieux à Arles pour multiplier les occasions de conversations libres et citoyennes.
Nous tâcherons, lors de ces retrouvailles, d’amplifier les différents aspects auxquels nous tenons : cultiver une conversation monde entre des territoires qui peuvent s’inspirer et se soutenir ; un programme riche de débats interdisciplinaires pour soulever les enjeux socio-environnementaux dans toutes leur complexité ; la multiplication de formats participatifs, sensibles et joyeux pour ouvrir des espaces de discussions démocratiques et enthousiastes ; enfin, accorder une place centrale aux collectifs des jeunes générations pour tenter, du mieux que nous pouvons, d’accompagner leur combat.
À très bientôt sous le soleil arlésien !
Agir pour le vivant 2025
Cette année, l’envie de lutter plus encore contre ce sentiment d’impuissance politique grandissant et de construire des alternatives, nous pousse à faire de la sixième édition d’Agir pour le vivant le lieu de la convergence et de l’organisation, afin de se donner collectivement des outils concrets pour passer à l’action. À rebours d’une écologie des petits gestes, il s’agit d’ouvrir un espace où se pensent et se politisent les conditions de l’autonomie, de manière collective et durable.
L’ombre du carbofascisme plane sur nos sociétés et il est plus qu’urgent d’organiser la riposte démocratique, sociale et solidaire depuis une écologie ambitieuse et réconciliatrice. Il s’agira pour la sixième édition d’Agir pour le vivant de se faire le miroir de ce chantier planétaire.
A la place de l'autre - Atelier Epop& de Christine Olivier
En analysant des expériences de chocs culturels rapportées par les participants, il s’agit d’apprendre à surmonter les obstacles à la relation interculturelle par la décentration, la découverte du cadre de référence de l’autre et la négociation.
Qui est Christine Olivier ?
Christine Olivier est psychosociologue clinicienne et travaille depuis plus de 25 ans au plus près des réalités et des pratiques des professionnels de collectivités territoriales, d'entreprises privées que d'hôpitaux, d'associations, d’écoles, ou de centres de formation. Elle s’intéresse aux situations vécues par les individus au travail et aux relations qu’ils peuvent nouer entre eux, ainsi qu'aux différentes façons qu’ils ont de travailler ensemble et de s’inscrire dans un collectif de travail.
Tickets disponibles
Le nombre maximum de ticket(s) que vous pouvez acheter pour cet événement est 1.
Ticket Epop& - 07/02/2024
- — 15 disponibles
Alexandra Wauthier
Après avoir travaillé en hôpital, dans une unité parents-enfant et en maternité, je travaille aujourd'hui en cabinet privé où j'accueille des enfants de 0 à 18 ans, parfois un peu plus, et leurs parents.
J'accompagne aussi depuis presque 2 ans des enfants dans un "espace transitionnel", un van aménagé en bureau, sur leur lieu de vie, pour des suivis et des prises en charges thérapeutiques.
- La vue
- Le silence
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- Le climat de soin
- Le soin aux morts / habitabilité
- La vie furtive
- L'homéostasie
- Enquêter, humanités démocratiques
- Le compagnonnage / Faire institution
- La fresque
Alice Faure-Dumont
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- Le climat de soin
- Le soin aux morts / habitabilité
- La vie furtive
- Enquêter, humanités démocratiques
- Le compagnonnage / Faire institution
Anne-Sophie Novel - Retrouver une bonne hygiène informationnelle - Atelier Epop& (en ligne)
Bonne nouvelle, il est possible de reprendre la main sur ce qu’on se met dans la tête : mieux nous informer, se libérer des boucles informationnelles, démasquer l’infox et soutenir un journalisme “nutritif” pour soi comme pour la santé du débat démocratique.
La 2ème séance se déroulera le 31 février entre 12h et 13h30.
Qui est Anne-Sophie Novel ?
Journaliste spécialisée dans les alternatives écologiques et les médias, Anne-Sophie Novel est aussi auteure et réalisatrice au service de l'interêt général. Soucieuse du bon fonctionnement de nos démocraties, elle milite pour le bien s'informer. Pour elle, il n’y a pas de démocratie sans bon système informationnel, mais avec des citoyens qui savent où s’informer correctement.
Anne Josnin
- La vue
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- Enquêter, humanités démocratiques
- Le compagnonnage / Faire institution
- La fresque
Antidote au culte de la performance avec Olivier Hamant
Pourtant, cette course à l’efficacité ne semble pas rendre nos organisations beaucoup plus solides face aux mutations du monde, et fragilise plus nos existences individuelles qu’elle ne les sécurise.
Face à cette fuite en avant vers un optimum fantasmé, le vivant offre un contre-modèle propice à l'adaptation où les vulnérabilités, les incohérences et les ralentissements sont autant de contre-performances qui, en définitive, servent à la robustesse du groupe.
Il est donc temps de s’inspirer de cette sagesse du vivant afin d’ouvrir la voie à une autre façon d’habiter la Terre, et c’est là tout l’objet du travail d’Olivier Hamant qui nous fera l’honneur de mettre à l’épreuve notre robustesse, à la fois en tant que groupe et en tant qu’individus.
Qui est Olivier Hamant ?
Olivier Hamant est chercheur en biologie et biophysique à l’INRAE, au sein de l’école normale supérieure de Lyon, auteur et conférencier. Il s'appuie sur ses travaux pour prôner un modèle de société qui s'inspire du vivant, et dont les principes sont guidés par la recherche de la robustesse plutôt que par celle de la performance.
Il est l'auteur de La Troisième voie du vivant, publié aux Éditions Odile Jacob en 2022, Antidote au culte de la performance : La robustesse du vivant, publié chez Gallimard en 2023, ainsi que De l'incohérence : Philosophie de la robustesse, paru cette année, également aux Éditions Odile Jacob.
Si vous ne pouvez pas vous rendre à Paris, découvrez le wiki larobustesse.org
Antoine Fenoglio
Designer et co-fondateur des Sismo, studio de design indépendant créé en 1997 avec Frédéric Lecourt. Je suis également responsable du design, des expérimentations et du déploiement à la Chaire de Philosophie à l'Hôpital et co-auteur de travaux sur le "design with care" avec la philosophe Cynthia Fleury.
Co-auteur de la Charte du Verstohlen avec Cynthia Fleury
<a href="https://coopness.org/?gaufrier" style="font-size:8px;text-decoration:none;color:#CCCCCC;">.</a>''
- La vue
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- Le compagnonnage / Faire institution
- La fresque
Apprendre à jardiner le wiki
Animée par Laurent Marseault, secoueur de cocotiers
Inscriptions : https://framaforms.org/labo-furtif-programme-doctobre-1695812902
Apprendre dans les collectifs solidaires. Le cas de l'éducation sociale des adultes en France à la fin du 19e siècle - Françoise F Laot
- Site web ressource
Les exemples sont tirés de textes portant sur l’« éducation sociale », écrits autour de 1900, période charnière où l’expression explose littéralement, portée notamment par deux figures : Léon Bourgeois (fondateur du Solidarisme) et Marc Sangnier (animateur du Sillon, mouvement de catholiques sociaux), ainsi que par les promoteurs laïcs des universités populaires. Nous y verrons comment, plutôt qu’à suivre un enseignement spécifique, les promoteurs de cette éducation sociale engagent les adultes à s’impliquer dans l’action, au sein de collectifs (cercles d’études, associations, coopératives, syndicats) afin de comprendre en profondeur ce qu’est la solidarité.
Au-delà, le projet consiste à étudier le développement de l’éducation et de la formation des adultes en rapport avec celui de la Question sociale qui s’est imposée au milieu du 19ème siècle, et le rôle qu’y joue la sociologie naissante.
- Le compagnonnage / Faire institution
Apprivoiser la robustesse (Bordeaux)
Deux jours pour :
• atterrir sur un monde de fluctuations et s’inspirer du vivant
• découvrir la notion de robustesse, ses liens avec les vulnérabilités et la résilience territoriale
• questionner nos logiques de pensées et essayer un nouveau regard sur l’addiction à la performance
• s’initier à faire passer des tests de robustesse à vos idées, projets, stratégies ou intentions.
• Initier et faire vivre une communauté apprenante sur la robustesse dans son organisation, sa communauté ou son territoire
Pas de prérequis
Public :
• Pour les Agents Publics territoriaux qui animent un territoire, un réseau, un projet, un collectif... : chargé de projet / chargée de mission - coordinateur d’activités - animateur·trice de territoire (quartier, ville, département…)
Formatrice : Julie Chabaud
julie.chabaud@posteo.net
Avec le CNFPT Nouvelle-Aquitaine {.newtab}
Formulaire d'inscription à venir
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Archipel des confluences - Assemblée du lagon
Mais nos Lagons sont aussi une occasion d'échanger et de nous rencontrer : cette Assemblée est donc ouverte à tous, sans inscription préalable.
Le "Maltais Rouge" 40 rue de Malte 75011 Paris
ou en visio
https://us06web.zoom.us/j/87298545894?pwd=fsXGi89IC1DYRDHn9GxMAfYFPG9qX8.1
ID de réunion: 872 9854 5894
Code si demandé : 1234
Architecture et care
Inscription : https://chaire-philo-fr.zoom.us/meeting/register/VaGLI-AVRUOPoHMxfWGnIw#/registration
Architecture et Care : année 5, conclusions et suites ; avec Michel Lussault
Présentation du séminaire
La quatrième année du séminaire a fait émerger une idée centrale : l’existant ; ce qui existe, les existences. Pour ce qui est de l’architecture, ce thème relève quasiment du lieu commun, tant c’est un incontournable depuis pas mal de temps déjà. Faire de l’architecture, de plus en plus, c’est aménager et/ou entretenir « l’existant » (le bâti déjà là et tout le reste non bâti), ménager les existences (les habitants, le milieu, les espèces vivantes, etc.), arriver à faire tout cela avec des ressources et des matières existantes, etc.
C’était moins évident pour ce qui est du soin, l’idée pourtant s’est imposée, et permet de préciser ce que l’on veut dire. Soigner l’autre, c’est le maintenir existant, c’est-à-dire le garder parmi nous ; veiller à son existence à la fois comprise à la fois en tant qu’intégrité biologique et physique, mais aussi en tant qu’appartenance à la communauté politique. On a par ailleurs commencé la quatrième année avec la daseinsanalyse (« analyse existentielle ») un courant de psychothérapie du début du 20ème siècle dont Ludwig Binswanger est le chef de file : sous l’égide du cadre heiddegérien, il s’agit de penser le soin comme l’analyse du da-sein du sujet, son être-là, son existant. Soigner l’autre en tant qu’il existe et que sa pathologie est une « forme d’existence », cela veut dire reconnaître le monde de l’autre et l’habiter ou au moins le rendre habitable, s’y aventurer, s’y risquer (Michel Foucault, Binswanger et l’analyse existentielle, éd. Elisabetta Basso, Paris, EHESS Gallimard Seuil, 2021).
Prendre soin des existences, à la fois des lieux et des sujets existants, ce peut être une nouvelle manière de formuler le programme du séminaire. On recevra plusieurs architectes travaillant dans ce sens : par le développement d’une attention aiguisée à toutes les existences matérielles et immatérielles qui constituent un milieu, ils interrogent et font évoluer le sens et la méthodologie du métier, ainsi que le positionnement de l’architecte comme acteur de la société. Par ailleurs la première partie de l’année sera menée en collaboration avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville (resp. Elisabeth Essaïan). Un groupe d’étudiants travaillera à cette occasion sur les possibilités de transformation d’un existant emblématique de l’histoire du soin : le site dit Esquirol, à Saint-Maurice (Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne).
Une première partie en collaboration avec l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville
Le partenariat entre la Chaire de Philosophie à l’Hôpital et l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, engagé en 2023, est reconduit dans le cadre d’un protocole de collaboration pour expérimenter les relations entre architecture et soin, sur plusieurs années et sous différentes formes.
Ainsi, la première partie de la cinquième année du séminaire “Architecture et care” coordonné par Eric de Thoisy, architecte et docteur en architecture, est organisée en relation avec l’école et, plus précisément avec Elisabeth Essaïan, responsable du studio “Architecture et hospitalité”. Les invités des quatre premières séances ont donc été choisis dans un double but : poursuivre le travail courant du séminaire, et enrichir plus spécifiquement les recherches de l’école. Le temps de ce semestre, les étudiants qui assisteront au séminaire “Architecture et care” vont travailler en partenariat avec les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne sur la faisabilité d’une relocalisation temporaire d’un service psychiatrique au sein du bâtiment historique Esquirol, sur le site de Saint Maurice.
En effet, suite à l’exposition des travaux des étudiants de l’école, accueillie en mars 2024 sur la péniche l’Adamant, centre de jour psychiatrique des Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne, le studio de projet “Architecture et hospitalité” et la chaire ont été sollicités par une équipe des Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne pour réfléchir à des scenarii de restructuration de différentes unités de l’hôpital Esquirol, afin d’aider l’équipe à enrichir la programmation en cours d’étude et de nourrir, à terme, le cahier des charges.
Dans le cadre de ce projet, les étudiants seront co-encadrés ponctuellement par la chaire, ainsi que par les équipes soignantes de Paris Est Val-de-Marne.
Le séminaire Architecture et care a lieu sur l’Adamant, centre de jour des hôpitaux Saint Maurice pour le secteur Paris-Centre. Un lieu qui entretient l’héritage de la psychothérapie institutionnelle (dans sa dimension spatiale en particulier – c’est l’ambiance) et dont l’architecture est utilisée comme dispositif de déstigmatisation et de visibilité de la psychiatrie, au cœur de la ville.
Voir la présentation du séminaire et les replay : https://chaire-philo.fr/architecture-care-annee-5/
Architecture et care : “Anthropologie de l’habiter, anthropologie du soin”
Intervenant
Éric Chauvier, anthropologue et maître de conférences à l’école d’architecture de Versailles. Domaine anthropologie et sociologie urbaine .
L’expression « Anthropologie de l’habiter, anthropologie du soin » renvoie à une conférence d’Éric Chauvier dans le cadre d’un séminaire consacré aux liens entre architecture et care (soin). Elle s’inscrit dans le prolongement de sa réflexion sur l’« anthropologie de l’ordinaire », c’est-à-dire une manière d’étudier les expériences quotidiennes, les interactions banales et les situations concrètes plutôt que de partir de catégories abstraites ou de grands modèles théoriques.
Chez Chauvier, habiter ne signifie pas seulement occuper un logement ou un espace. Habiter désigne la manière dont les individus investissent un lieu, y construisent des relations, des habitudes, des attachements et des significations. L’espace n’est donc jamais neutre : il participe à la formation de l’expérience humaine. Cette perspective conduit à observer les détails du quotidien, les usages réels des lieux et les façons dont les personnes donnent sens à leur environnement.
L’anthropologie du soin est abordée dans le même esprit. Le soin ne se réduit pas à un acte médical ou technique. Il concerne l’ensemble des pratiques par lesquelles on prête attention à autrui, à sa vulnérabilité, à son confort et à sa capacité d’agir. Dans cette perspective, l’organisation des espaces, la qualité des interactions et les conditions de vie deviennent des dimensions essentielles du soin. Un lieu peut favoriser ou entraver le sentiment d’être reconnu, accompagné ou respecté.
Cette réflexion s’appuie sur une critique plus générale de certaines pratiques académiques. Chauvier défend une anthropologie attentive aux « anomalies » du quotidien, aux malentendus, aux ruptures de langage et aux situations qui échappent aux catégories toutes faites. Selon lui, l’enquête doit rester proche de l’expérience vécue et éviter ce qu’il appelle la « désinterlocution », c’est-à-dire le fait de transformer les personnes observées en simples objets d’étude.
Dans le contexte de l’architecture ou des institutions de soin, cette approche conduit à poser des questions très concrètes : comment les usagers vivent-ils réellement les espaces qui leur sont destinés ? Quels effets produisent les bâtiments, les circulations, les seuils, les salles d’attente ou les espaces collectifs sur les relations humaines ? Une anthropologie de l’habiter et du soin cherche ainsi à comprendre comment les lieux peuvent soutenir l’attention aux autres, l’autonomie et la dignité des personnes.
En résumé, la pensée d’Éric Chauvier propose de considérer que habiter et soigner sont deux expériences profondément liées. Prendre soin de quelqu’un implique aussi de prendre soin des conditions concrètes dans lesquelles il vit, circule et entre en relation avec les autres. L’anthropologie devient alors un outil pour révéler ce qui, dans l’ordinaire des espaces et des interactions, favorise ou fragilise l’existence humaine.
Architecture et care : “En passant par là”
Avec Bruno Voillot, membre de l’équipe soignante de l’Adamant.
Réflexion sur la marche : de l’errance à la circulation en passant par le déplacement. Lecture anthropopsychiatrique et historique de la marche dans la ville, s’appuyant sur l’analyse d’exemples cliniques.
Architecture et care : “L’art de faire durer les choses. Maintenance et diplomatie matérielle”
Intervenant
Jérôme Denis, sociologue, directeur du Centre de Sociologie de l’Innovation, co-auteur avec David Pontille du livre « Le soin des choses. Politiques de la maintenance », paru en 2022 à La Découverte, Prix du livre d’architecture 2023 (Académie d’architecture)
Architecture et Care : Meriem Chabani
Architecture et care : “Prendre soin du domicile”
Présentation d’une équipe soignante dédiée aux travaux & bricolages de la maison chez des patients suivis en psychiatrie.
Architecture et Care : Salima Naji
L’architecte Salima Naji, qui a fondé son agence au Maroc en 2004, a réalisé de nombreux projets exemplaires de protection et de réparation du patrimoine oasien, en particulier dans le Sud du Maroc, en combinant par ailleurs eco-construction et processus participatifs.
Salima Naji est architecte et anthropologue.
Architecture et care – séance 2 – La Maison Perchée, un lieu de soin au cœur de la ville
Architecture et care – séance 3 – Ce que notre rapport aux vivants dans la ville raconte de nos vulnérabilités
Arpentage
Inscription ici : https://framaforms.org/arpentages-de-printemps-ce-qui-ne-peut-etre-vole-charte-du-verstohlen-1739975409
Arpentage
Inscription ici : https://framaforms.org/arpentages-de-printemps-ce-qui-ne-peut-etre-vole-charte-du-verstohlen-1739975409