Mise en chantiers


"La Traversée" est un livre-chantier.
"Il cherche à promouvoir dans tous les domaines l’approche d’une humanité plus humaine. Autrement dit, il fait le pari d’une humanité en chemin.

C’est pour cette raison que nous avons choisi ici, après cette invitation à raisonner en termes de métamorphose plus que de transition, d’utiliser les matériaux que nous avions réunis pour ce livre comme des éléments d’hypothèse ouvrant des chantiers aussi bien théoriques et pluridisciplinaires que pratiques et tournés vers l’action"
(p 41).


La suite en mode coopératif et cocréation


La suite s'imagine protéïforme et en collectif : livre-chantier actualisé, expériences, enquêtes, jeu, etc...

le pad de la suite

Contribuer aux 21 chantiers du livre


Il suffit de rejoindre les axes qui résonnent pour vous :

Axe 1. Comprendre les anticorps des chenilles


"À l’évidence, les alertes mêmes confirmées par les faits ne suffisent pas à engager la réorientation nécessaire de nos modes de production, de consommation, de vie. Il ne suffit donc pas COP après COP, rapports du GIEC après rapports, d’ajouter année après année les lamentations et les résignations aux alertes. Il faut comprendre pourquoi non seulement nous n’avançons pas assez vite, mais aussi pourquoi sur bien des points nous reculons. Et s’appuyer sur ces éléments de compréhension pour être beaucoup plus audacieux dans les transformations à opérer.
Ce discernement est essentiel car la confusion sur les causes de nos insuffisances génère une angoisse diffuse qui provoque ensuite un sentiment d’impuissance. On ne combat pas de la même manière des comportements de blocage liés à l’irresponsabilité et au déni que ceux liés à l’inertie, à la peur et au sentiment d’impuissance. Face aux premiers, il faut plus de courage et de radicalité dans la manière d’assumer une conflictualité dont nous montrerons qu’elle peut être non-violente. Face aux seconds, il faut plus d’écoute et d’accompagnement des personnes et des groupes victimes d’une situation qu’ils subissent sans l’avoir véritablement choisie.
" p. 43-44

Chantier 1 : Combattre les sabotages de la Transition


Où il est question de la bataille non menée de la transition, des criminels climatiques, des hypocrisies et doubles discours, et du fait que la France est loin du compte.

Chantier 2 : Révéler les logiques de peur, d’inertie et de rétractation

Les comportements de peur, de repli et de rétractation se constatent face à la conjonction de trois phénomènes :
  • le dérèglement climatique (face la plus spectaculaire mais non exclusive du défi écologique) ;
  • le retour des guerres en particulier depuis l’invasion de l’Ukraine et le risque de guerre Chine – États-Unis dans le Pacifique autour de Taïwan, et, depuis la sortie de l'ouvrage, le conflit Israêlo-palestinien ;
  • le risque ressenti de déclassement des catégories populaires et des classes moyennes (risque aggravé par la hausse du coût de la vie) dans nombre de nos pays.

(. .)C’est bien alors de « temps des chenilles » qu’il nous faut parler. Celles-ci peuvent prendre des formes diverses qui combinent des intérêts cyniques et des peurs populaires instrumentalisées.Rappelons les manifestations principales que peuvent prendre ces chenilles sans les détailler car, ce qui nous importe ici, c’est moins de rééditer une nouvelle fois des alertes déjà effectuées que de comprendrece processus de rétractation pour mieux le combattre ou le dépasser.
  • Chenilles économiques et sociales
  • Chenilles de la relation à la nature et au vivant
  • Chenilles politiques
  • Chenilles religieuses
  • Chenilles patriarcales
  • Les chenilles au coeur des réseaux sociaux
  • Chenilles militaires

Axe 2. Les ruses de la chenille : pourquoi ne faisons-nous pas ce qu’il faut ?


Plusieurs causes peuvent être en jeu et il est important de les distinguer si l’on ne veut pas être ensuite saisi par un sentiment d’impuissance.

  • Chantier 3 - Distinguer les causes pour sortir de l’impuissance
  • Chantier 4 - Débusquer nos croyances limitantes
  • Chantier 5 - S’extraire de la mélasse de l’angoisse
  • Chantier 6 - L’éco-convivialisme face au « Brutalisme »
  • Chantier 7 : Exercer notre discernement sur les chenilles
  • Chantier 8 - Incarner une posture qui allie sagesse et solidarité


Axe 3. Les travaux de la métamorphose


Avant de continuer à filer la métaphore, rappelons que ce n’est qu’une métaphore. Nous ne sommes pas des chenilles en train de devenir des papillons mais des êtres humains. La métaphore nous est utile pour nous donner de l’espérance et de l’énergie mais elle doit aussi intégrer une donnée essentielle : nous ne sommes pas dans l’ordre de la simple programmation déterministe du vivant. Là où les cellules imaginales de la chenille la mènent inexorablement au papillon, « nos » cellules imaginales sont des possibles, un papillon en latence.
Dans ces usages de la métaphore des cellules imaginales, nous retiendrons aussi cette vigilance sur le temps de la métamorphose à laquelle invite l’écrivain Robert Moss : ne hâtons pas le papillon ! Ainsi, dans l’autobiographie de Nikos Kazantzakis, le célèbre auteur de Zorba le Grec, celui-ci avait trouvé un cocon dans l’écorce d’un olivier et vu que le papillon était en train d’émerger. Il observa un moment, puis s’impatienta. Il souffla sur le cocon dans le but d’accélérer le processus par la chaleur de son souffle. À sa grande satisfaction, le papillon sortit du cocon. Mais prématurément. Ses ailes étaient froissées et inutilisables. Elles auraient eu besoin de la chaleur du soleil, et non du souffle chaud d’un homme à l’impatience maladive.
Le papillon est mort dans la main de Kazantzakis qui écrit vers la fin de sa vie : « Ce petit corps est le plus grand poids que j’ai sur ma conscience. Ne hâtons pas le papillon, et ne le déclarons pas mort prématurément. »
Allons donc au bout de la métaphore, mais avec prudence.
Et souvenons-nous que, si nous sommes des êtres de métamorphose comme la plupart des animaux (pas seulement la chenille et le papillon), nous le sommes en tant qu’êtres humains doués de conscience réflexive et de capacités d’autodéploiement. Cela va nous conduire à nous intéresser à ce qui relève du désir et de la peur et pas seulement des mutations biologiques du vivant.

  • Chantier 9 - Lier transformations personnelles et transformations sociétales
  • Chantier 10 - Réussir la métamorphose dans l’ordre écolonomique
  • Chantier 11 - Métamorphoser le rapport au pouvoir : de la domination à la puissance créatrice
  • Chantier 12 - Créer les conditions de la métamorphose de nos démocraties
  • Chantier 13 - La quête de sens


Axe 4. Traverser le chaos créateur de la chrysalide


Il faut porter du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse.
Friedrich Nietzsche

Reprenons la fameuse expression d’Antonio Gramsci et Romain Rolland sur la nécessité de combiner « le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté ». Il nous faut être à la fois plus lucides sur les aspects sombres de la nouvelle période historique dans laquelle nous sommes entrés et plus audacieux sur la nature du projet que nous pouvons mettre en oeuvre. Si nous utilisons notre métaphore de la chenille-papillon (avec sa fécondité comme avec ses limites) cela signifie qu’il nous faut à la fois :
  • assumer la phase chaotique de la chrysalide (pessimisme de l’intelligence) ;
  • mobiliser pleinement l’équivalent de nos cellules imaginales (optimisme de la volonté)
  • mettre en oeuvre une stratégie de traversée positive et aussi protectrice que possible de la chrysalide qui participe de notre désir de métamorphose.
Cela revient bien à affronter le chaos, mais en étant guidé par l’espoir qu’il peut être un chaos créateur. Au passage, nous allons retrouver l’hypothèse du physicie Ilya Prigogine sur ce qu’il nomme « le désordre créateur ».

  • Chantier 14 - Assumer la phase chaotique en nommant nos peurs
  • Chantier 15 - Cartographier nos limites humaines intimes et planétaires
  • Chantier 16 - Pratiquer l’art de la furtivité
  • Chantier 17 - Animer le Labo Furtif
  • Chantier 18 - Explorer les cellules imaginales des transformations très-humaines
  • Chantier 19 - Transformer la violence en conflit


Axe 5. Se placer en posture de puissance créatrice


"Se placer en posture de puissance créatrice, c’est par exemple oser ce que nous appelons des projets « mégalodestes » tels le projet Terra qui assume une immense ambition (construire la gouvernance d’une humanité plus humaine sur une planète menacée) tout en l’abordant avec modestie, humilité et humour. Il s’agit à la fois d’ouvrir notre imaginaire largement colonisé par l’angoisse et le sentiment d’impuissance et d’avancer de manière pragmatique en partant de cette brique de base qu’est la puissance créatrice aussi bien personnelle que collective. Posons-nous par exemple trois questions : que puis-je faire qui va dans le sens d’une vie plus humaine sauvegardant le Vivant ? d’autres que moi sont-ils engagés dans cette même démarche et que font-ils ? comment pouvons-nous nous reconnaître et nous relier ?" p. 229

Chantier 20 : Déployer la stratégie du REVE


"Sur le plan stratégique, ce projet cherche ainsi à combiner un « REVE ».
R pour la résistance à l’insoutenable sur le plan écologique, social et de l’atteinte aux droits fondamentaux. Sans attendre le E de l’expérimentation anticipatrice qui met en oeuvre les nouvelles formes économiques, sociales, démocratiques, culturelles, etc. que nous proposons, le V est celui de la Vision transformatrice. Elle oserait imaginer les conditions d’une humanité plus humaine préservant le vivant et une Terre habitable. Ce projet s’appuierait enfin sur le E de l’évaluation démocratique. C’est la condition d’une démocratie vivante, continue, de haute qualité participative et délibérative qui permet l’émergence de l’intelligence collective
."

Chantier 21 : Oser le mégalodeste : le projet Terra


Les développements de ce chantier sont à suivre sur le wiki de l'archipel des confluences. https://www.archipel-confluences.org/WikiAdC/?PirogueTerraPresentation








Déroulez ci-dessous le sommaire et la liste des chantiers.